Elacatinus oceanops M
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Elacatinus oceanops M

Elacatinus (ex. Gobiosoma) oceanops est un gobie vraiment sympathique et attractif : on le voit tout le temps bouger devant le décor, interpeller les poissons pour une séance de déparasitage : petit nettoyeur, il s’occupe des autres poissons et leur procure du bien-être !

35,00 €

Elacatinus oceanops (encore il y a peu plus connu sous le nom de Gobiosoma oceanops, il a changé de nom de genre voici quelques années) est un poisson robuste et facile à acclimater, s’il a été transporté avec soin. C’est un petit gobie des plus dynamiques ; contrairement à beaucoup de membres de sa famille qui sont très timides et que l’on voit rarement dans l’aquarium, Elacatinus oceanops, lui, parade tout le temps sur le devant du décor. Soit il se repose en se posant bien en vue sur un corail ou un morceau de roche, soit il nage par petits à coups de quelques centimètres de distance, et parcoure le bac à la recherche d’un « client potentiel » : car oui, la botte secrète d’Elacatinus oceanops, c’est sa grande capacité de poisson-nettoyeur !

Niveau entente inter et intraspécifique, Elacatinus oceanops est vraiment facile à vivre : il est compatible avec tous les poissons de son genre, de sa famille, et avec tous les poissons récifaux en général. Evitez tout de même les plus gros carnivores, type faucons, mérous, balistes, grands labres, qui pourraient n’en faire qu’une bouchée, même si en principe, avec ses qualités de nettoyeur, les carnivores l’épargnent…. Mais prudence tout de même en aquarium, car les comportements des poissons changent, et certains seraient prêts à n’importe quoi pour un petit snack !

D’une taille modeste (moins de 5 centimètres, en général plutôt 3) Elacatinus oceanops est accessible pour tous les aquariums à partir de 20 litres, car ce n’est pas un grand nageur, il préfère observer les environs depuis son abri (en général, sous ou dans un corail, ou dans un petit trou de la roche) et parfois même depuis un promontoire naturel, bien en vue (en général quand il cherche à se faire recruter pour une séance de déparasitage. C’est un poisson des plus tranquilles et reef safe : aucun corail, aucun ver, aucune crevette ne seront menacés par ce type de petits gobies. Très sociable, il passe une bonne partie de la journée à aller à la rencontre des autres poissons pour essayer de les épouiller.
C’est un poisson incontournable, utile et sympathique, pour n’importe quel volume d’aquarium, du plus petit nano au gros bac, car il sera bien visible (et utile) même en grand volume. Il a de bien meilleures chances de survie que les labres nettoyeurs qui refusent souvent de s’alimenter de proies inertes, et est tout aussi efficace pour débarrasser des poissons des ectoparasites dont ils peuvent souffrir, même les ciliats de Cryptocaryon irritans (mais lui-même pourra en souffrir s’il est atteint, donc il faudra le traiter, ainsi que l’ensemble du bac, aux produits médicamenteux et à l’UV, pour se débarrasser réellement de ce parasite dont le cycle de développement alterne des stades fixés et libres).

On peut se servir d’Elacatinus oceanops comme auxiliaire de santé pour l’aquarium d’acclimatation et de quarantaine. Il possède même la capacité de nettoyer la peau humaine, à l’instar des Garra rufa que l’on utilise dans de nombreux salons spa à travers le monde !

Petit gobie du sous-groupe des gobies « nez de requins » ou gobies nettoyeurs, où l’on trouve entre autres E. genie, E. evelynae, E. figaro, E. prochilos, E. randalli,il partage avec eux la même apparence générale : un patron présentant trois larges rayures noires (barrant chaque flanc de la queue jusqu’à la tête et le dos) horizontalement, et un fond blanc, blanc bleuté, bleu vif ou jaune selon les espèces. Elacatinus oceanops a un ventre blanc et les flancs bleus vif, d’un aspect presque métallisé. Grâce à ses belles couleurs vives, on l’appelle Gobie néon. Chez Elacatinus oceanops, on notera aussi que les deux larges raies noires des flancs se rejoignent au bout du museau.

Elacatinus oceanops est une espèce répartie dans l’Atlantique ouest subtropical, de la Floride au Bélize (c’est l’aire de répartition de beaucoup de ces petits gobies nettoyeurs). Il est commun dans les Caraïbes, le Golfe du Mexique, les Bahamas. Il se rencontre entre 1 et 40 mètres de profondeur, le plus souvent au-dessus de 20 mètres. Il affectionne les zones calmes du récif, et vit le plus souvent sur une large « patate » de corail (Montastrea, Siderastrea, Diploria, Porites...), où il attend ses clients au déparasitage. Il se rencontre aussi bien en solitaire, en couple monogame stable ou en petit groupe.
Dans son milieu naturel, Elacatinus oceanops se nourrit des ectoparasites des poissons qu’il déniche sur leur peau, dans leur bouche ou leurs branchies (on le voit souvent s’affairer sur les gros carnivores, comme les mérous, et même les murènes), ainsi que de diverses petites proies benthiques qui passent à sa portée.

En aquarium, c'est un poisson qui s'acclimate vite à son nouvel environnement si les conditions de vie sont bonnes; il va rapidement manger des aliments inertes (peut-être même dès le jour de son arrivée), d'abord des cubes carnés décongelés (artémia, mysis, krill haché...), puis des aliments secs (granulés et paillettes).

Les signes de dimorphisme sexuel sont peu apparents voire impossible à déceler par la plupart des aquariophiles qui ne vont pas risquer de manipuler ce minuscule poisson, puisqu’il s’agit là de repérer la différence de la papille génitale : ronde chez la femelle, pointue chez le mâle... C’est évidemment problématique quand on veut obtenir une paire sexée. Mais comme ils ne sont en général pas vraiment agressifs entre eux, cela n’est pas un problème de mettre plusieurs individus dans le même aquarium. Ils vivront soit ensemble, soit sur divers territoires de quelques dizaines de centimètres carrés chacun.
La reproduction de l’espèce et son élevage sont menés à bien par quelques éleveurs professionnels dans le monde.

L’espérance de vie d’Elacatinus oceanops est de 2 à 3 ans, soit un terme certes précoce en comparaison à la plupart des poissons, mais pas si rapide que pour de nombreux autres « nano-gobies » qui dépassent à peine un an de vie.

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